Silent Hill: Townfall Aperçu : « Resident Evil Requiem pourrait-il bien être en passe de devenir le meilleur jeu d'horreur et de survie de 2026 ?
On a pu tester le prochain jeu à la première personne de Screen Burn, et on est plutôt impressionnés par ce qu’on a vu.
À mes yeux, Silent Hill a connu une période un peu particulière ces dernières années. Alors que le remake de Silent Hill 2, réalisé par Bloober Team, offrait une excellente expérience à bien des égards, les autres projets de la franchise ont affiché une qualité très inégale. On a vu des séries interactives sans grand intérêt comme Silent Hill : Ascension, et même des aventures à petite échelle qui n’ont pas vraiment marqué les esprits, comme ce fut le cas avec Silent Hill : The Short Message. Puis il y a eu Silent Hill f en 2025, un projet au concept captivant mais qui, à mon avis, manquait du raffinement et de l’originalité nécessaires pour se hisser au niveau des titans du genre survival horror. Je sais bien que beaucoup ont adoré Silent Hill f, mais j’ai trouvé que ce jeu était un pas en arrière par rapport au brillant remake de Bloober Team.
On se retrouve donc à nouveau à l’aube d’un tout nouveau projet Silent Hill, cette fois-ci confié au développeur Screen Burn, qui compte bien bousculer un peu la formule habituelle de Silent Hill en proposant une perspective à la première personne. Il s’appelle « Silent Hill: Townfall, et d’après ce que j’ai pu voir de la version de pré-lancement proposée à la Gamescom cette année, c’est un jeu qui ne commettra pas les mêmes erreurs que «Silent Hill f» et qui te fera comprendre une fois de plus pourquoi le genre horreur est meilleur quand Silent Hill en est un acteur régulier.
L’action se déroule à St. Amelia, une charmante petite ville côtière écossaise dotée de tous les codes et éléments de design auxquels tu t’attendrais si tu connaissais bien la région. Attends-toi à des maisons mitoyennes donnant sur la digue, des ruelles étroites séparant les différentes rues, et des petits commerces proposant des produits de première nécessité aux habitants du coin. D’un point de vue global, c’est une image plutôt pittoresque que Screen Burn a brossée, mais qui est vite ramenée au niveau de Silent Hill quand tu te rends compte que les rues sont désertes et vides, qu’un épais brouillard tient la région en otage et que de terribles créatures errent dans les rues.
Pourtant, l’image de Silent Hill, si on peut dire, ne te vient pas tout de suite à l’esprit avec * Silent Hill: Townfall*. Ça peut paraître bizarre, mais le début du jeu, peut-être à cause de la perspective à la première personne, ressemble un peu plus à un *Resident Evil* moderne. Les visuels et les graphismes sont excellents, le personnage principal, Simon, semble authentique, la région de St. Amelia est un vrai régal à explorer, et on retrouve une interactivité qui faisait défaut dans Silent Hill f. Que ce soit en composant un numéro dans une cabine téléphonique pour sauvegarder la partie, ou en devant te montrer plus actif et plus perspicace pour résoudre les énigmes et surmonter les obstacles sur ton chemin, tu peux parfois oublier que tu joues à un jeu Silent Hill.
Et ça est encore accentué par l’arrivée du CRTV, un petit téléviseur portable qui peut capter des signaux radio pour te donner des indices sur le mystère sous-jacent de ce jeu et même repérer des dangers à travers les murs. Pour l’utiliser, il suffit de placer le CRTV devant le visage de Simon, d’utiliser les gâchettes pour déplacer un curseur afin de l’aligner sur les signaux, puis de basculer entre eux pour profiter du signal « capté ». Le CRTV est une fonctionnalité unique qui enrichit considérablement ce jeu, mais c’est aussi à ce moment-là que tu commences à remarquer les touches typiques de Silent Hill.
D’abord, quand les ennemis apparaissent, tu ne peux pas te tromper : c’est bel et bien un jeu Silent Hill. On parle ici de créatures aux traits humanoïdes, assemblées à d’autres objets et parties insolites pour former une biomasse difforme tout droit sortie de tes cauchemars. Leur apparence rappelle celle des monstres qu’on a vus dans d’innombrables jeux Silent Hill par le passé, et à ce sujet, même si Simon dispose de quelques moyens pour les repousser à l’aide de planches de bois et d’autres outils de combat au corps à corps, l’objectif principal de ce jeu est d’éviter ces ennemis à tout prix en utilisant la furtivité et le CRTV à ton avantage.
L’autre aspect qui te fait prendre conscience de l’esprit « Silent Hill » de Townfall réside dans l’histoire principale et la façon dont on suit Simon alors qu’il tente de démêler le mystère entourant son arrivée sur les rives de St. Amelia, la raison pour laquelle il n’y a pas d’autres habitants, et le lien entre sa compagne et tout ça. Tout comme James Sunderland qui suit des bribes d’informations pour tenter de retrouver Mary, Simon parcourt la ville à la recherche de Zoé avant tout, même si en savoir plus sur sa poche de perfusion et son bracelet médical constitue également des fils narratifs clés.
Il faut préciser que la démo était surtout axée sur les premières étapes d’ Silent Hill: Townfall, plus précisément la partie du jeu où Simon s’échoue sur le quai de St. Amelia et commence son aventure. Dans ces conditions, je ne peux pas te dire dans quelle mesure le combat prendra de l’importance dans l’ensemble du jeu, ni même si de nouveaux mécanismes et outils seront introduits pour faire évoluer l’aventure. Ce que je peux te dire, c’est que la vue à la première personne et l’absence d’interface utilisateur (HUD) fonctionnent à merveille pour renforcer le sentiment de peur et l’immersion dans le jeu, que la conception des niveaux de St. Amelia est de très haut niveau, et que la présentation générale est tout simplement exceptionnelle. On a eu droit à un jeu d’horreur et de survie exceptionnel en début d’année avec Resident Evil Requiem, et d’après ce que j’ai vu d’ Silent Hill: Townfall jusqu’à présent, on a vraiment l’impression que Konami, Annapurna et Screen Burn sont en passe de nous offrir un titre à la hauteur et mémorable.
Il y a un an, j’ai quitté la Gamescom 2025 en m’extasiant sur Resident Evil Requiem après avoir enfin pu tester ce jeu, même si ce n’était que brièvement. Aujourd’hui, c’est Konami qui a volé la vedette à mes yeux, car Silent Hill: Townfall s’annonce comme un titre d’exception, un véritable atout pour le genre du survival horror. Si tu aimes ce genre de jeux, je t’encourage à suivre ce projet de près, car d’après ce que j’ai vu, ça promet d’être vraiment divertissant.






