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Dying Light 2 Stay Human

Notre test de Dying Light 2 Stay Human est là !

Voici notre avis sur la suite tant attendue du jeu de survie apocalyptique de Techland.

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Sept ans après la sortie du premier opus - relativement bien reçu - de la saga Dying Light, Techland nous offre enfin sa suite en ce mois de février (mois au demeurant extrêmement chargé). Et comme nous le savons tous, plus l'attente est longue, plus les exigences sont élevées. Même si les développeurs polonais ont réussi à entretenir la hype de leur communauté, les nombreuses rumeurs statuant que le jeu était coincé dans 'l'enfer du développement' ainsi que les reports à répétition n'auguraient rien de bon. Mais qu'en est-il finalement de ce Dying Light 2 Stay Human ?

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La première impression n'est pas des plus réjouissante ; ce Dying Light deuxième du nom donne le sentiment d'être sorti avec quelques années de retard (son long développement expliquerait-il cela ?). Le premier opus, malgré son système de déplacement irréprochable, n'était ni un chef d'œuvre de world building ni de narration. Des aspects qui étaient supposés être améliorés avec cette deuxième itération, et c'est heureusement le cas. De plus, il semble que l'effort assez clair d'approfondir le conflit mis en scène par le jeu donne l'impression d'être passé uniquement par des clichés de mauvais films de SF, pénalisant l'immersion tant escomptée.

On y retrouve tout : expériences médicales, drames inter-personnels, histoire de vengeance... Ces éléments combinés créent un scénario peu glorieux. Je dois reconnaitre avoir entendu quelques répliques qui m'ont touché çà et là. Mais Techland semble s'être beaucoup inspiré de la formule d'Ubisoft quand il en vient à la boucle de gameplay de Dying Light 2, et je doute qu'il s'agisse de la bonne direction. Un peu comme le dernier protagoniste d'Ubisoft, Aiden est présenté comme ultra-compétent dans beaucoup de domaines différents, mais sympathiser avec lui est un défi. Malgré les efforts des développeurs pour rendre l'histoire mouvante, elle manque d'une composante humaine, le protagoniste n'apparait jamais comme son propre individu avec ses valeurs et objectifs.

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Allant plus loin dans sa mimique d'Ubisoft, le jeu de Techland perd en identité et devient un sandbox satisfaisant, mais générique dans lequel on coche des cases sur une carte. Les inspirations du jeu sont claires : capturer des moulins (équivalents des camps) et on retrouve même des animations très proches de celles de Far Cry par exemple. J'avais de plus en plus l'impression de jouer à un jeu Ubisoft. Rencontrant bugs et glitches qui n'améliorent en rien l'expérience comme des zombies apparaissant de nul part devant moi, ou des boutons d'interaction qui disparaissent. Des petits problèmes qui s'empilent et qui font regretter le premier Dying Light.

Surtout que le jeu, bien que visuellement plaisant, ne révolutionne en rien les performances. Nous pouvions choisir entre trois réglages : Résolution (4K), Qualité (Ray-tracing) et Performance (60 fps). C'est déjà très décevant de devoir choisir entre ces trois là, mais même le réglage graphique le plus haut ne vous soufflera pas plus que ça. Mais sachant que nous passons le plus clair de notre temps à fuir les hordes de zombies, admirer le paysage ne sera pas vraiment au programme.

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Ce qui nous permet d'enchainer sur le parkour - sans conteste l'aspect le plus réussi du jeu. Même si nous ne débutons pas avec toutes nos figures acrobatiques, elles arrivent au fur et à mesure du jeu. En résulte une expérience de navigation et combat très satisfaisante, faisant presque oublier le scénario et le world building minimalistes du jeu. Cependant, cela signifie aussi que l'élément le plus réussi du jeu est celui repris du premier opus, légèrement revu à la hausse. En plus du parkour, nous obtenons aussi l'accès à un arsenal d'armes, personnalisables à souhait. Cela passe par des recettes et plans pour les items consommables comme les trousses de soin et les grenades qui peuvent être fabriqués mais encore une fois, peu de choses changent depuis le premier jeu.

Que serait Dying Light sans ses escapades nocturnes ? Évidemment elles font leur retour également même si les changements opérés sont plutôt négatifs d'après moi. Une fois le soleil couché, nous avons un temps limité d'exploration. Il est possible d'augmenter ce temps via certains items mais la présence de ce compte à rebours ajoute de la pression et nous force à bouger plus vite, plus discrètement. Ce choix de design est aussi justifié par l'histoire du jeu même si la raison ne m'a vraiment pas convaincu. La force de Dying Light était ce sentiment d'être pris au piège dans un environnement hostile de nuit, hors des murs nous assurant la sécurité. Mais dans le deuxième jeu, j'ai eu l'impression que traverser la ville de nuit était rarement ma décision. C'est même parfois carrément agaçant dans les premières heures du jeu.

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Et les choix ? Sont-ils importants ? Parfois oui. Nos décisions peuvent modifier le monde visible, comme la vie de certains PNJ. Mais aussi et surtout votre personnage. Le monde est aussi peuplé par certaines factions, étant entre bonnes ou mauvaises et votre boussole morale jouera le rôle le plus important dans votre prise de décision. Chacune des factions a ses propres manières de survivre dans ce monde brutal et les demi-mesures ne suffisent pas lorsque la monde rôde partout. Dans le monde de Dying Light 2, rien n'est facile ni donné et j'ai aimé cette incertitude, cette ligne morale grise sur laquelle dansent la plupart des personnages que peu d'autres jeux osent mettre en scène.

Dying Light 2 Stay Human est un jeu plein de contradictions. D'un côté nous avons une histoire au mieux passable qui brille cependant par ces choix sans bonnes réponses. Un jeu aux mécaniques de mouvement excellent qui restreint le temps durant lequel le joueur pourrait en faire plein usage. Un monde original et intéressant qui reprend cependant des éléments d'autres jeux. Pour conclure, j'ai apprécié mon temps sur le jeu, mais pas de la façon dont je m'y attendais. J'espère que Techland se reposera moins sur d'autres jeux et plus sur ses idées, autrement, vu l'impact de Dying Light 2, la saga risque de se transformer simplement en un Far Cry Zombie...

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07 Gamereactor France
7 / 10
+
Un système de mouvement excellent, des combats satisfaisants, le système de crafting solide, les choix moraux, quelques répliques marquantes...
-
Une histoire médiocre, beaucoup de petits bugs et glitches, beaucoup de quêtes annexes très répétitives, un vrai problème d'identité...
overall score
La moyenne de Gamereactor. Quelle note lui attribueriez vous? La moyenne est établie à partir des notes accordées par les différentes rédactions européennes de Gamereactor

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