Lenovo ThinkTab X11
C'est un peu trop axé sur le B2B…
Quand on teste des tablettes ici chez Gamereactor, c'est généralement en mettant l'accent sur les consommateurs. Et pourquoi pas, d'ailleurs ? Après tout, c'est toi qui lis ça, non ? Toi qui as besoin d’un coup de main de temps en temps. Les ThinkPads de Lenovo ne sont peut-être pas assez bon marché pour séduire le grand public, mais ils sont populaires, et c’est pourquoi on essaie depuis longtemps d’imaginer à quoi pourrait ressembler une tablette inspirée du ThinkPad.
Ils nous ont maintenant envoyé le ThinkTab X11 à tester, et il s’avère que même si cette tablette reprend bon nombre des atouts qui ont fait le succès des ThinkPads auprès des entreprises, son orientation est ici tout à fait différente.
Tu vois, la ThinkTab X11 n’est pas vraiment conçue pour un usage personnel. Elle peut bien sûr s’en sortir – elle propose une installation Android assez épurée, dispose d’un superbe écran WQXGA et d’un SoC Snapdragon 7s relativement haut de gamme –, mais ses caractéristiques indiquent une orientation plutôt spécifique vers le commerce de détail : c’est une tablette destinée au « personnel de première ligne », comme le dit Lenovo lui-même.
L’écran n’a rien d’exceptionnel. Il s’agit d’un écran IPS WQXGA de 10,95 pouces au format 16:10 et d’une résolution de 2,5K, capable d’atteindre environ 600 nits, protégé par du Corning Gorilla Glass. Le Snapdragon 7s Gen 3 de Qualcomm, les 8 Go de RAM LPDDR5 et les 256 Go de stockage UFS 3.1 (extensible via microSD) n’ont rien d’exceptionnel non plus.
C’est grâce à sa puce NFC intégrée à l’avant que la ThinkTab X11 révèle son orientation B2B : elle est exclusivement destinée à permettre à d’autres de payer directement sur la tablette via un logiciel dédié. Il y a aussi un mode sans batterie, où la batterie peut être retirée complètement, ce qui permet à l’appareil de fonctionner directement à partir de l’un des deux ports USB-C. Oui, il y en a deux, en partie parce qu’il doit fonctionner sans batterie tout en étant connecté à un système B2B.
Il y a aussi des fonctionnalités B2B qui pourraient profiter aux consommateurs lambda, comme une grosse batterie de 10 200 mAh, et peut-être surtout la combinaison de la certification MIL-STD 810 contre les températures extrêmes (chaud et froid), ainsi que les chocs et autres impacts, et de la certification IP68 contre la poussière et l’eau.
Le problème, c’est que ces caractéristiques sont assez difficiles à évaluer à l’aune de nos expériences et attentes spécifiques quant à ce qu’une tablette devrait être capable de faire. On peut dire que la qualité de fabrication, comme toujours avec les produits Think, est absolument superbe. C’est un appareil de grande qualité, et la face arrière au toucher doux est une alternative vraiment intéressante à l’engouement quasi obsessionnel du secteur pour le verre dépoli ou l’aluminium.
Ça semble d’ailleurs être la principale raison de son prix plutôt élevé. On parle d’environ 430 $, voire un peu plus, et pour une tablette qui n’offre que des performances tout juste satisfaisantes avec le Snapdragon 7s Gen 3, qui pèse 650 grammes et dont l’écran est un peu terne, elle passe tout simplement à côté de l’essentiel.
Ce sont ces fonctionnalités B2B, cette conception « robuste », qui font grimper le prix ; ce sont donc précisément ces aspects qui doivent te convaincre, peut-être en tant que chef d’entreprise à un titre ou à un autre. Ce n’est en aucun cas une mauvaise tablette, surtout si tu comptes l’utiliser précisément pour ce genre de tâches, mais on attend toujours patiemment que Lenovo se lance dans la conception d’une tablette Android destinée au grand public, et qui soit absolument haut de gamme.


