Le procès en appel de Marine Le Pen se termine alors que la candidature à la présidentielle de 2027 est en suspens
Le procès en appel de Marine Le Pen sur l'utilisation abusive de fonds du Parlement européen s'est achevé à Paris mercredi.
Le procès en appel de Marine Le Pen sur le détournement de fonds du Parlement européen conclu à Paris mercredi, les juges devant maintenant décider si la dirigeante d'extrême droite peut se présenter à l'élection présidentielle française de 2027. Le Pen, 57 ans, conteste la condamnation prononcée l'année dernière pour avoir orchestré un stratagème qui a détourné des fonds parlementaires de l'UE pour payer le personnel du parti en France. Son équipe de défense a soutenu qu'elle n'avait jamais eu l'intention d'enfreindre les règles et que les contrats des assistants parlementaires étaient légaux et transparents.
Dans le jugement initial, les juges ont estimé que Le Pen avait été au cœur d'un système organisé qui a détourné des fonds entre 2004 et 2016. Elle a écopé d'une interdiction d'exercer une fonction publique pendant cinq ans, d'une peine de quatre ans de prison, en partie avec sursis et en partie à purger sous surveillance électronique, et d'une amende de 100 000 €. Les procureurs estiment le préjudice total pour les fonds européens à 4,8 millions d'euros. Au cours de l'appel, les procureurs de l'État ont exhorté le tribunal à maintenir l'interdiction d'élection, décrivant le système comme étant structuré et délibéré.
La décision du tribunal, attendue le 7 juillet, déterminera si Le Pen peut organiser une quatrième campagne présidentielle. Si l'interdiction est confirmée, la direction de la candidature du Rassemblement national pour 2027 reviendrait probablement au président du parti, Jordan Bardella. L'affaire a intensifié les tensions politiques en France, Le Pen accusant les juges de parti pris politique tandis que les procureurs insistent sur le fait que le jugement applique strictement la loi existante....
